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Force élastique

Forces élastiques et multidirectionnelles Expliqué par Maitre Guo Guizhi, pratiquant de Dachengquan (Yiquan).


Aller au boulot... pratiquons, pratiquons encore et encore.

Zuiquan - Le poing ivre

Zui quan, le poing ivre (Boxe de l'homme ivre)


À première vue, il semble ivre, mais en fait il est sobre. Sous l'apparence de cette ivresse on discerne clairement l'état réel. En fusion, les 8 immortels ne deviennent qu'un. Réunis, leurs points forts et leurs faiblesses, leurs fermetés et leurs souplesses se complètent. Il inspire et sur une expiration s'incline en arrière et tombe le dos à terre, serrant une jarre dans ses bras. Sous l'alcool, Han Zhongli exécute la danse de l'ivresse avec son éventail. L'immortel ivre Guolao se déplace à califourchon sur sa mule montée à l'envers.
La tête lourde et le pas léger, il semble ivre comme s'il marchait dans la boue. Le troisième immortel Xiangzi joue de sa flûte de fer. N'étant sûr ni de sa gauche ni de sa droite, ne faisant pas de différence entre le haut et la bas. Voilà le boiteux ivre, dit Li l'immortel à la béquille de fer. Celui qui adore faire sonner ses castagnettes, l'esprit mélancolique. Cao Guojiu vêtu comme au petit matin exécute sa danse de l'ivresse. […]"
extrait du Chant des 8 immortels ivres



Le Zui quan est un style de Wushu imitatif qui s'inspire non pas d'un animal comme on le voit si souvent mais de l'ivresse de homme qui aurait abusé du picon bière. l'origine de cette boxe pourrait remonter à l'antiquité où l'on trouve trace d'une danse de l'ivresse en relation avec les 8 immortels taoistes.

Les exagérations, les changements de rythme et chute volontaire en font une boxe très théâtrale est certainement assez déroutante pour son adversaire.
C'est un style très riche en saisies et luxations des articulations, techniques de coude, de pieds et de balayage au sol. On retrouvera des mouvements vif et sec alternant avec la décontraction et la souplesse de l'ivresse. Bien que ne semblant jamais tenir en équilibre je pense que les pratiquants de cette boxe doivent avoir une très bonne maitrise de leur centre.



The Drunken Master, un film paru en 1979 avec Jackie Chan et un des plus célébrés films de kungfu parlant de ce style de boxe. Il me semble que The Drunken Master II doit aussi existé.

baihequan - Boxe de la grue blanche

baihequan - La boxe de la grue blanche.

Originaire de la province du Fujian au sud de la chine. Ce style aurait été crée par Fang qi niang au XVII siécle. Elle commença son apprentissage martial avec son père (ancien moine de Shaolin). Selon la légende c'est en voulant chasser une grue blanche qui voulait voler un de ses draps que Fang qi niang décida, après un long temps d'observation de l'animal, d'intégrer la légèreté, la fluidité de l'animal et la rapidité de ses attaques à son bagage martial.


C’est un style dit “Doux-Dur” utilisé en courte et moyenne distances qui privilégie l’utilisation des membres supérieurs pour le combat. Il se caractérise par des postures courtes, basses et des mouvements des membres supérieurs imitant les ailes de l’oiseau. Les attaques sont vives comme un fouet et le style utilise aussi les attaques aux point vitaux. On remarque aussi un travail particulier d'ondulation au niveau de la colonne vertébrale et du torse.
style de la grue blanche, suit le principe de l'intention qui conduit le souffle, du souffle qui conduit la force, de l'énergie qui jaillit à partir de la taille en produisant un effet vibratoire (zhongjing).
Le style de la grue blanche est divisé en 5 styles.
La grue qui dort, la grue qui chante, la grue qui se nourrit, la grue qui prends son envol.


Selon certain expert le style de la grue blanche aurait contribué à la création de nombreux style en particulier le Wing chun et le karaté d'okinawa.

En France l'école YMAA enseigne ce style de kungfu selon l'enseignement de Yang Jwing Ming (en vidéo ci-dessus).

Bajiquan

Bajiquan, la Boxe des huit extrémités

Origines.
Les origines du Bajiquan sont très flou, on parle de moines taoïstes itinérants qui auraient enseigné cette art à Wu Zhong (1712 - 1802).
Wu Zhong, Originaire de la province du Heibei, se fit très vite remarqué par ses prouesses martiales, et devint instructeur à la cours impériale. Sur c'est vieux jour il revint dans son village natale (Mengcun) et consacra le restant de sa vie à transmettre son art. Le bajiquan se transmit de génération en génération dans la famille Wu et auprès d'autres famille du Village de Mengcun. Même si depuis peu le Bajiquan a un rayonnement international,aujourd'hui encore, Mengcun est considérée comme le berceau de tous les styles de Bajiquan.
Là où, il y à une dizaine d'année encore, les cours se fesaient dans les champs et dans les fermes, un grand centre d'entrainement à vu le jour et qui reçoit des pratiquant du monde entier.



Déplacement puissant et rapide, position basse et stable.
style de combat propice au courte distance. utilisation de toutes les parties du corps pour frapper et particulièrement les coudes. Comme en Taijiquan, Yiquan et autres arts internes, l'utilisation de frappe explosives (Fajing), n'est pas rare.

Simple, direct et efficace, de grand pratiquant de renom ont été recrutés pour être les gardes du corps de différentes personnalités politiques, ce qui a valu au bajiquan le surnom du "style du garde du corps".

Plus d'infos
www.wufamilybajiquan.fr : Site français du bajiquan style Wu.
www.kungfufrance.com : Conservatoire des Arts Martiaux Chinois

Houquan - la Boxe du singe

Le houquan, la boxe du singe.
La légende dit que la boxe du singe aurait été crée par un moine bouddhiste du 7 siècle. Il voyagait de chine en inde accompagné d'un singe qui lui servait de garde du corps. Ce moine aurait crée la boxe du singe en imitant les gestes de son compagnon de route.
Historiquement on ne connait pas vraiment les origines exacte de cet art, mais elle semble se developper durant la dynastie Ming, on parle des 36 tactiques du houquan.



Comme vous pouvez le constater, Le houquan est une boxe TRES imitative, reprenant l'attitude du singe. Ruse, agilité, vivacité. Le singe fein de reculer mais vous surprend par de rapides attaques visant les points vitaux. Certain style du singe peuvent étre très acrobatique. L'arme favorite en houquan est le bâton.

En qigong on retrouve le singe dans le cadre du jeux des 5 animaux, il travail principalement sur le coeur. On va retrouver cette imitation du singe avec des gestes vifs dans des mouvements comme "le singe vole des fruits", "le singe joue", ... c'est un qigong plutôt marrant. Il stimule le rythme cardiaque par sa vivacité et en même temps il détend car le singe fait rire...

Le salut - Jingli


le Salut, la paume recouvrant le poing ce nomme "Jingli". On retrouve, avec quelque légére variante parfois, ce salut traditionnel dans toutes les écoles d'art martiaux chinois. Ce salut est réalisé en début et en fin de pratique.


la paume ouverte, symbolise le yin (la lune)
Le poing fermé, symbolise le Yang (le soleil)
l'union des 2 représentes le taiji, l'union des 2 principes yin et yang, qui mettent en route le joyeux bordel de la vie. C'est la recherche de l’harmonie et de d'équilibre, principe fondamental des arts martiaux chinois.

Elle symbolise aussi la maitrise, et donc le travail, la discipline et une certaine sagesse. La paume arrète le poing. L'énergie Yang est maitrisé, tempèré par le yin. La volonté de maitriser l'égo.

Elle marque le respect envers la pratique (le temps et l'espace de pratique), la tradition et envers ses partenaires. même au travers d'un violent combat, l'idée de respect, de justesse ce doit d'étre respecté. C'est l'expression d'une certaine éthique. Au début et à la fin d'un combat on se salut... D'ailleur, un certain langage peut passer dans le salut.
Un salut très affirmé, peut vouloir dire, "On va se confronter de manière franche".
Un salut plus doux, "on va se confronter de manière tranquille, je vais retenir mes coups".

La paume recouvrant le poing, symbolise aussi la paix. la paume arrète le poing.
On retrouve ici l'idée du mot "Wushu" qui signifie "arréter la hallebarde". Les arts martiaux ne sont pas inscrit dans une démarche de guerre mais dans une démarche de paix. Georges Charles parle plus d'art chevalresque que d'art martial. Le terme me semble effectivement plus proche de l'idée d'origine.

Il y a aussi une origine historique à ce salut.
à la fin du 17ième siècle les Mandchous renversent la dynastie Ming.
Se crée alors un courant de résistance, particulièrement dans les écoles d'arts martiaux. Le salut (point/paume) devient le symbole de la résistance Ming.
le point fermé représente le soleil. La paume ouvert représente la lune. Le 2 caractères associés forment le mot "le lumière","clarté" qui se dit Ming...

Le symbolisme populaire voit dans ce salut l’application du proverbe :
"Entre les quatre mers (de par le monde), tous les hommes sont frères".

Voilà ce que dit la fédération de Wushu et sanda sur le salut

La main gauche :
C’est le symbole des quatre océans. La main est droite mais légèrement penchée vers la main fermée droite. Le pouce doit être plié et bien collé sur l’index. Il vous représente et vous situe en tant que pratiquant qui se doit de rester modeste vis-à-vis de l’enseignement qu’on lui porte. Le pouce plié est un signe de modestie, se montrer humble et prêt à recevoir un enseignement. Cette main peut aussi représenter l’érudition, la connaissance, donc toute l’histoire des arts martiaux.
La main droite :
Elle est le symbole des cinq continents. Les doigts forment un poing bien ferme avec le pouce à l’extérieur. Elle représentera le combat, le courage. Les doigts peuvent être légèrement placés vers l’extérieur. C’est un signe de générosité, de don du coeur envers l’autre.
L’union des deux mains :
Elles symboliseront l’artiste apprenti des arts martiaux qui utilise son intelligence du coeur et ses connaissances pour parvenir avec courage au combat sans le sentiment de méfiance et de peur. Le salut représente l’union du Yin et du Yang. Il est le premier geste qui unit. Il ouvre la séance et la ferme.
(source : http://www.federationwushu.org/)

Voyez la richesse de ce simple geste, il posséde aussi une longue histoire, des milliers de pratiquant l'on fait avant vous, des débutants au grands maîtres, alors ne le prenez pas à la légére et prenez en soin.

"L’Art Martial se perd lorsque celui-ci se détourne du salut" (Georges Charles)

Tanglang quan

Tang lang quan - La boxe de la mante religieuse

Elle fut crée au 17ième siècle par le moine Wang Lang qui étudia la boxe à shaolin.
plus petit et moins fort physiquement que ses homologues il se faisait battre à chaque combat.
La légende raconte qu'un jour en se reposant, il observa le combat d'une mante religieuse avec une cigale. Wang lang fut faciné par la rapidité et la puissance de ses mouvements de bras. Il enmena l'insecte chez lui. pour étudier ses mouvements dans divers situations.
Wang lang mis donc au point un boxe imitant les gestes de la mante religieuse, reposant sur la rapidité et la puissance. Pour améliorer le style il intégra les deplacements de la boxe du singe.

Comme dans toutes les grands écoles martiales, on peut distinguer différents styles.
On parle de style dur avec les styles des 7 étoiles (qi xing), la fleur de prunier (mei hua), les huit pas (ba pu).
Et de style souple avec les styles des 6 harmonies (liu he), la main fouet (suai shou) et plus récement du taichi tang lang.



Les pratiquants du Tanglang Quan saisissent le bras de l'adversaire et enchaînent des techniques afin de déborder ce dernier. Les techniques s'alternent de haut en bas, sous tous les angles.

Lien
Kungfu tanglang : Site avec une rubrique très interressante sur le tanglang

Wing chun

l'origine
Comme toutes les origines liés au différentes boxes, il y a toujours une grande part de légende.
Lors de l'invasion Manchous, une jeune nonne, Ng Mui, réussi à fuir la répression et se réfugia dans un temple où elle s'adonna à la pratique de la méditation et à mettre au point un art martial accessible et rapide à maitriser, pour que le peuple puisse combattre l'envahisseur manchou.

Yim Wing chun, poursuivie par les manchous, se réfuiga dans le temple où résidait Ng Mui. Pris de sympathie pour cette jeune fille la nonne lui enseigna son art. A la mort de son maitre, Wing chun partie et épousa un commerçant, Leung Bok Chau, à qui elle apprit l'art martial crée par son maître. Lorsque l'on demandait à Leung Bok Chau quelle était cet art martial il répondait simplement "c'est l'art de wing chun".

Yip man (1883-1972) et le personnage historique référent du wing chun, un grand maître de cette discipline. Mais le Wing chun est vraiment devenu célébre et réputé dans le monde entier grâce à un de ses éléves, Bruce Lee. Lui même utilisera les bases de wing chun pour créer le Jeet kune do.



Principe.

On y trouve la puissance par sa position et sa structure et non par la contraction musculaire.
Le pratiquant cherche à dévier et/ou à intercepter les techniques adverses pour éviter les rapports de force.
Pour plus d'efficacité, on emploie ses deux bras pour développer le concept d'attaque - défense simultanées.
Il incarne l'efficacité à travers une grande économie de mouvements, et donc d'énergie : les mouvements sont courts, la position stable, ce qui permet des réactions rapides dans toutes le directions. Les esquives sont souples et les contre-attaques fulgurantes, sèches et puissantes. C'est donc un style propice au corps à corps.

La particularité de ce style est qu'il ne comporte que trois taos sans fioriture. Il n'y a pas de figures spectaculaires comme dans certains styles.
- Siu lim tao enseigne la maîtrise du centre et la culture de l'énergie (poussée constante vers l'avant).
- Cham Kiu est l'étape du pont : apprendre à entrer en contact avec les bras de l'adversaire.
- Biu Gee, enfin, représente l'étude des techniques de frappes avec, notamment, les piques et les coups de coude.

- Le manequin de bois est un outil incontournable du wing chun. Il developpe l'adresse, la précision, la coordination, la dextérité, la rapidité et la puissance.

- les Chi sao, sont comme les tuishous du taijiquan, avec bien entendu les différences propre à ce style, pour developper l'écoute, l'angle et la dextérité dans le combat.


En france, Didier BEDDAR (voir la video) et reconnu comme étant un des plus grand expert du Wing chun traditionnel.

Pour plus d'info sur le Wing chun consultez les sites suivant.
- www.planetewingchun.com
- http://www.wingchunbeddar.com

Hung-gar

L’histoire du Hung-gar est intimement liée à l’histoire de la chine. En effet le Hung-gar à vue le jour lors de l’invasion manchou et du passage de la dynastie Ming à la dynastie Qing.
En 17ième siècle les manchous traque les derniers résistant Ming qui sont partis dans le sud de la chine se réfugier au monastère Shaolin, devenu le QG de la résistance.
Le Nouvelle empereur ordonna la destruction du temple et le massacre des résidants.
5 moines réussir à s’échapper, Hung Hy Quan, Lau Sang, Choy Fouk, Ly Dzao San et Mok Tsin Kiu.
Ils se réfugièrent dans le sud. Pour restaurer l'école Shaolin, et par précaution, ces cinq moines fondèrent cinq nouvelles école portant leur nom de famille : Hung-Gar, Lau-Gar, Choy-Gar, Ly-Gar, Mok-Gar.

Hung Hy Quan enseignant le Hung gar et continua d’organiser la résistance de la dynastie Qing. Hung était devenu un héro de la résistance et fut admiré par ses compèrent pour la loyauté et sa vertu. Son activité de résistant lui valu d'étre assasiné.



Le hung-gar est un style externe qui se base sur des positions basses, des frappes courtes et puissantes ainsi que des blocages dévastateur, il privilégie l’utilisation des membres supérieures. Le Hung-gar est développé dans une optique de combat rapproché. Il utilise des techniques zoomorphique de 5 animaux : le dragon, le serpent, le tigre, la panthère et la grue.
Chaque animal a ses propres caractéristiques en fonction de ses qualités et de son importance.
Le tigre correspond à la puissance, à la force et au courage.
La grue à l'agilité et à la vigilance.
Le léopard à la vitesse.
Le dragon au contrôle et à la qualité spirituelle.
Le serpent à la souplesse et à la force intérieure.

Parmis les grands figure du hung-gar on peut citer Huang Feihong et son disciple Lin Shirong.

Tradition et moderniste

Documentaire sur la place et la survie des arts martiaux traditionnels dans un monde moderne avec le point de vue de grand maître chinois de wushu. très interressant. (documentaire en anglais).

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Yiquan / Dachenquan

Le Yiquan s’inscrit dans la continuité du Xingyiquan (boxe de la forme et de l’intention).
Cet art martial fut mis au point par Wang Xian Zhai (1885 – 1963).
Wang Xian Zhai appris le Xingyiquan auprès du fameux Guo Yun Shen (qui fut un expert très réputé ). Guo Yun Shen Avait déjà une approche assez réformateur de l’art du Xingyiquan, en épurant les enchainements. A la mort de son maitre Wang Xian Zhai voyagea à travers la chine, pour approfondir son art. Il rencontra beaucoup de maitre dans divers styles de wushu. Il en battu beaucoup mais essuya aussi des défaites. Il resta quelque temps auprès de ces différents maitres pour apprendre l’essence de leur art.

A force de pratique et de confrontation à différents styles il conclu que les enchainements mécaniques des pratiquants leur faisait négligé l’essence de leur art. Il créa sa propre méthode en abandonnant tout travail d’enchainement pour revenir vers un travail plus postural, et en mobilisant l’intention, la pensé, pour revenir à quelque chose de plus instinctif. D’où le nom Yiquan (boxe de l’intention).
La réputation de Wang, font que beaucoup de pratiquant de différentes écoles et de différents pays sont venu à sa rencontre. Il rencontra des représentants du Judo, de lutte et même de boxe anglaise, dont certain principe influença son art.

La Méthode :
Il y à 8 domaines de pratique.
1 – Zhan Zhuang : posture statique. C’est la base fondamentale de l’entrainement du Yiquan. Elle développe l’unicité et la structure du corps, la force multidirectionnelle, la force interne ...
2 – Shi-li : « essayé la force », Mise en mouvement du travail fait en Zhan Zhuang au travers la lenteur.
3 – Mocabu : la marche, le déplacement.
4 – Fa li : Emission de la force. Après le travail de Shili (essayer la force lentement) on l’exprime de manière explosive.
5 - Travail du son
6 – Tuishou : la poussé des mains. Travail avec partenaire, pour développer les principes de coller/adhérer à son partenaire. C’est du shi-li à 2.
7 – Jijifa : Etude du combat. Travail avec sac de frappe, travail libre avec partenaire.
8 – Jian Wu : Enchainement totalement libre et spontané des différentes techniques de shi-li, mocabu et fali de manière lente ou/et rapide.


Jian Wu par Wang Xuan-jie


Les 5 premières étapes, développe les principes commune à toutes les écoles des arts internes, (unicité, force souple, relâchement et centrage), mais aussi renforce la santé. C’est pourquoi certain pratique le Yiquan uniquement dans une approche de santé.
D’un poing de vu martial je trouve cet art extrêment enrichissant, réaliste. Et se travaille autour du centre et des directions m’a beaucoup apporté dans ma pratique personnelle à tout niveau.
Mais, il me semble que pour apprécier la profondeur et l’intelligence de cette art, une expérience martial me semble nécessaire. Un débutant dans les arts martiaux ne comprendra peut être pas forcement l’intérêt des postures statiques, du shili… et pourrait trouver cela un peu fastidieux.
J’ai le sentiment que le Yiquan à été une révolution dans le Wushu chinois… C’est un art évolutif, non sclérosé dans des taolus, et qui s’enrichi au contact d’autre art.
D’ailleur la preuve en est que les différentes écoles issus du Yiquan ont bien entendu une trame commune mais chacun y on intégré leur spécificité.

Celle Yao Zong Xun successeur de Wang Xiang Zhai (1917 – 1985)

Kenichi Sawaï le seul étranger à avoir reçu l’enseignement de Wang. Sawai intégra les principes des arts martiaux japonais et appela son école Taikiken.

Wang Xuan-jie : intégra les principes du Bagua Zhang.

Wang Tse ming : Disciple de Wang Xiang Zhai, il émigra en France durant la révolution culturelle et créa l’école Liananquan. Il fit de Georges Charles son successeur et qui à son tour créa l’école Sanyiquan. Cette art repose essentiellement autour des poings des 5 éléments et intègre des éléments de qigong de l’école Ling pao ming.

Quelque site parlant du Yiquan bien mieux que moi...
- http://www.anyda.fr association en relation avec Li Jianyu et Wang You Fang (fille du fondateur)
- http://www.yiquan.fr/ Site de Ilias Calimintzos disciple de Cui Ruibin de l'école Yao Zong Xun.
- www.dachengchuan.org : Association en relation avec Guo Guizhi.
- www.centre-calam.com : Centre Dirigé par Michele et Christian Ribert, éléves de Wang XuanJié
- http://www.tao-yin.com Site de l'école Sanyiquan de Georges Charles
- quanxue.blogspot.com excellent Blog sur le Yiquan, une véritable mine d'information, historique et technique

Liuhe Bafa quan

Liu He Ba Fa quan "Six Unions et Huit méthodes" Originellement appelé "Boxe de l'eau". on le trouve aussi sous le terme "taiji de l'eau".
C'est un art martial interne au même titre que le taijiquan, baguazhang et Xingyiquan.

Comme tous les arts internes, le Liuhe bafa utilise la force souple.
Cet art repose sur la fluidité, le travail des hanches pour guider les actions du corps. L'aspect fluidité et souplesse lui doit certainement ce rattachement à l'élément eau.



Origine.
On attribut la création de cet art à un ermite taoiste du X siècle (comme beaucoup d'arts martiaux interne d'ailleur) du nom de Chen po Tuan. promis à une carrière adminstrative, il échoura à l'examen impérial. perdant tout interet pour sa carrière politique il part voyager dans les montagnes du mont Wudang, S'installe dans une grotte pour une longue retraire solitaire, pendant laquelle il aurait mis au point différentes techniques de qigong ainsi que la boxe de l'eau.
Chen Po Tuan n'aurait jamais enseigné son savoir.Voilà pour la partie légendaire. D'une manière plus concrète on dit que la boxe de l'eau aurait été crée par Lee Dong Feng (1820-1920), à partir des écrits de Chen Po Tuan. Ce qui semble plus probable vu la forte ressemblance avec le taijiquan et la baguazhang.

Liu He Ba Fa quan "Six Unions et Huit méthodes"
LIU HE (six unions) :
Le corps s'unit et se coordonne avec le coeur
Le coeur s'unit et se coordonne avec la pensée
La pensée s'unit et se coordonne avec la respiration
La respiration s'unit et se coordonne avec l'esprit
L'esprit s'unit et se coordonne avec les mouvements
Les mouvements s'unissent et se coordonnent avec l'univers

BA FA (huit méthodes) :
Chi (respiration) - Le contrôle de la respiration par la concentration
Ku (les os) - Le rassemblement des forces par les os
Hsing (la forme) - L'imitation de plusieurs mouvements et postures
Hsui (suivre) - La fluidité dans l'enchaînement des mouvements
Ti (élever) - Sentir sa tête suspendue dans le vide
Huan (retourner) - Répétition laisser aller et venir
Le (garder) - Maintenir le calme et la paix dans l'esprit
Fu (dissimuler) - S'abstenir d'exposer ses intentions prématurément

Personnellement j'ai un peu de mal à voir la différence entre le taijiquan et le Liu He Ba Fa quan. Je le voie comme un autre style de taijiquan teinté de bagua, c'est d'ailleur peut étre aussi pour ça que l'on trouve cette art sous le terme "taiji de l'eau". Mais bon je n'ai jamais rencontré quelqu'un pratiquant cet art, ce n'est qu'un impression de comptoir...

Site parlant du Liuhe Bafa
www.kungfu-marseille.com
tigrevolant.over-blog.com
http://www.wudanglongmen.com (en anglais)
www.yiquan-mingshan.com Video par maitre Mingshan

Xingyiquan

Le Xingyiquan, Boxe de la forme et de L'intention. La forme que prend le corps est une manifestation de l'état interne de l'esprit. stratégie très linéaire elle repose sur la théorie des 5 mouvements énergétiques appliqué à l'art du poing.

les Origines
La creation légendaire du xingyiquan est attribué au héros nationale, le Général Yue Fei (1103-1141) à qui l'on attribu aussi le qigong des 8 pieces de brocards. mais dans la réalité historique on parle de Ji Fen long (ji ji ke) autour de 1600. Expert en maniement de la lance, il developpa un art de combat à main nue basé sur son savoir faire avec la lance.

Ji fen long transmis cette art à 3 principaux disciples. C'est à partir de ce moment que l'on parlera des 3 branches du xingyi.

- Ma Xue li dans la province du Henan. Musulman. Le style sera exclusivement enseigné qu'aux seul musulman et subissant que très peu d'influance extérieure.
- Qi shou dans la province du jiangsi, Mais cette branche s'éteindra rapidement.
- Cao Ji Wu dans la province du Shanxi. Cette branche , plus ouverte que la branche du Henan subit les influences d'autres arts.

Cao ji wu transmis son art aux 2 frères Dai. Ayant entendu parler de leur force, Li Luo Neng (qui deviendra un des plus grand maître d'art martiaux de chine) appris le Xingyiquan auprès des frêres Dai. Il atteint rapidement un niveau remarquable dans l'art du Xingyi, et à avoir une réputation lui permettant d'exercer le metier de convoyeur de fond. Suite à certain démêlés concernant ses activités professionnelles, Li luo Neng quitta la province du Shanxi pour revenir dans le Hebei avec ses 2 fameux disciples le sage Che i Zhai et le turbulant Guo Yunshen (qui lui aussi marquera l'histoire du Wushu Chinois). Il s'intalla dans une ferme, pour y vivre une vie paisible tout en continua à transmettre l'art du Xingyiquan du Hebei, qui est la tendance la plus connu de nos jours.

A partir du style Hebei, le Xingyiquan continua à évoluer avec le style naturelle de Guo Yunshen, le style de synthèse de Sun lutang et biensur vers une évolution majeur dans le Yiquan (dachenquan) de Wang Xiang Zhaï...


Démonstration des 5 poings + Taolu des 5 éléments en Xingyi orthodoxe


Principe :
Les geste sont très épurés, l'éfficacité primant sur l'esthétique. Comme en taji et bagua on utilise principalement les menbres supérieures, Les membre inférieures étant dédié à l'enracinement, source de la force. D'ou l'importance du travaille statisque, pour developper l'enracinement ainsi que le renforcement du corps et de l'énergie vitale. Donc nous retrouvons les travail d'enracinement, de l'intention (Yi) et du renforcement de l'énergie vital (Qi).

le bagage technique repose sur 2 systemes. Les poings des 5 éléments et les 12 animaux (ou 10 selon les styles).
Les poings des 5 éléments sont la base. Une fois maitrisé la base des 5 poings est élargis dans la formes des 12 animaux. On ne cherche pas à imiter les animaux mais à toucher l'intention martial. on utilisation la visualisations ou des idées traditionnelles pour susciter une intention qui sera ensuite incarnée et véhiculée par la technique, donc le Corps. La boxe de la forme qui exprime l'intention (Xingyiquan).

La stratégie
Linéaire et directe. On dit que le Xingyi dans l’action ressemble à l’impact d’un rayon de lumière. Il voyage rapidement suivant une ligne droite au centre de l’adversaire, mais il se tord et se pêche de manière imprévisible sur le chemin. Il y a peu raffinement dans les mouvements défensifs; le praticien se concentre, à la place, sur le développement de la puissance interne et son maintien fondamental dans une structure dynamique qui va pouvoir protéger son corps dans les mouvements pour alors attaquer le centre de son adversaire avec tout la force puisée dans la terre. Ainsi il y a une énonciation célèbre attribuée aux praticiens du Xingyi: » l’adversaire peut me frapper de nombreuses fois; Je veux seulement le frapper une fois.
Le baguazhang tourne comme une tornade, le Xingyiquan lui va tout droit comme un rouleau compresseur.


Plus d'info sur : kungfufrance.com, daojia.fr, Taoyin, Sun-lutang.fr

Le Bagua Zhang

Le bagua zhang est un des 3 arts internes majeurs du wushu chinois avec le taijiquan et le Xingyiquan.
Recherchant décontraction et la fluidité dans le geste comme beaucoup d'autres styles chinois, le Bagua zhang (ou Pakua chang) se distingue par l'utilisation marquée de la paume de main, et par des déplacements circulaires, des rotation. Comme le Taijiquan ou le Xingyiquan, le Bagua Zhang ne désigne pas un style unique, mais plutôt une famille d'écoles qui ont des points communs et des différences aussi bien dans les déplacements que dans le positionnement des mains.

Origine
Dong hai chuan (1793-1883) est considéré comme le fondateur de ce style. On ne sais pas grand chose sur la vie de ce Maître, sinons qu'il semblait étre assez charismatique et mystérieux. Il fut redresseur de tort, repris de justice pour finir au service de l'armé de pékin. Il était connu pour s’entraîner à frapper sur des arbres et on raconte même qu’il était capable d’assommer un boeuf. Dong Hai Chuan enseigna seulement à des pratiquants expérimentés. Son système reposait principalement sur trois enchaînements alliant les déplacements en cercle et les changements de paumes intérieurs et extérieurs. Il eût de nombreux élèves dont certains devinrent célèbres (Yin Fu, Shi Jidong, Cheng Tinghua, Liu Baozhen…).


Stratégie
Ce style est basé sur la mobilité circulaire et la capacité d’enchaîner positions et techniques tout en restant en perpétuel mouvement.
La stratégie du Ba gua zhang réside essentiellement dans l’esquive et la contre-attaque. Les changements de direction permettent d’utiliser la force circulaire due à la rotation du corps pour la contre-attaque. Enfin, esquives et ripostes se succèdent continuellement, venant sans arrêt des huit directions et ne laissant aucun répit à l’adversaire que l’on tente de désorienter par des changements d’attitude, de direction et de rythme. La finalité technique de ce style est de transformer aussi bien les grands cercles du déplacement que les mouvements de rotation du corps en des méthodes d’attaque et de défense qui s’enroulent autour de l’axe de son adversaire.

Le bagua zhang ayant une statégie circulaire et le xinyiquan une stratégie linéaire, ces 2 disciplines sont très complémentaires. D'ailleur Guo Yunshen (Grand maître du Xinyiquan) et Cheng Tinghua (disciple de Dong hai chuan) etant bon amis, chacun envoyait ses disciples chez l'autre pour parfaire leur formation.

source : (wikipédia et Conservatoire des Arts Martiaux Chinois).

Le taijiquan

Le taijiquan est un art martial chinois qui traditionnellement appartient au style interne (qui privilégie une force souple à la force musculaire brute).
« Quan » signifie boxe, poing
« Taiji » est un concept purement chinois que l’on traduit par « fait suprême » et que vous connaissez tous plus ou moins sous le symbole du Yin et Yang.
On peut donc traduire Taijiquan par « boxe du fait suprême », certainement dû à la perpétuelle alternance entre plein et vide dans les mouvements et les pas.

Les origines
La légende raconte que le taijiquan aurait été crée par un ermite taoiste du mont Wudang, Zhang Sanfeng, vers 1200 à la fin de la dynastie Song, inspiré par le combat d’une grue et d’un serpent. Il compris alors que la souplesse et la fluidité pouvaient vaincre la force et la rigidité. Mais on peut dire que l’on commence vraiment à parler de taijiquan vers 1600 au sein de la famille Chen dans le village de Chenjiagou berceau du taijiquan du style chen (encore de nos jours) et de tous les styles de taijiquan.

Les styles :
Le taijiquan au cours de son histoire, sous l’influence d’artistes martiaux charismatiques, c’est divisé en différentes courants. Elles partent toutes d’un tronc commun, avec des principes commun, mais chaque branche a développé un style qui lui est propre.
- Le style Chen (Chen Wangting): Se pratique assez bas avec des gestes amples, une spirale dans les mouvements très marqué.
- Le style Yang (Yang Luchan): Des gestes amples et ronds, les spirales sont moins marquées que dans le style Chen
- Le style Wu (Wu Jianquan): Issu du style Yang, les pas sont plus petits et les mouvements d’une ampleur réduite.
- Le style Wu/Hao (Wu Yuxiang): Caractérisé par une ampleur moyenne, et des postures inclinées vers l’avant.
- Le style Sun (Sun Lutang): Ayant subit les influences du xinyiquan ce style à la particularité d’être plus linéaire que les autres.
- et bien d'autres moins connus... Taiji tanglang, Taiji chang, Taiji du serpent, ...

Les principes.
Tous les styles de taijiquan reposent sur des principes communs.
Développer une force souple et élastique au travers un travail de relâchement et de détente dans le mouvement mais aussi d’enracinement. Ce relâchement permet petit à petit obtenir la fluidité et la coordination et ainsi faire participer tout le corps dans la force du mouvement.
Au travers cette enracinement, la détente et la coordination des muscles, l’énergie du coup, part du pied est dirigée par la taille et exprimée dans les mains. Un coup de poing , n’est pas une simple contraction des muscles du bras, mais une participation de tout le corps au travers un profond relâchement.

Tous les styles de taijiquan reposent sur ce que nous appelons les 8 portes. C’est les 8 gestes, les 8 potentiels qui composent toutes les techniques le taijiquan.
Peng --> parer, repousser
Lu --> Tirer, rouler vers l’arrière
Ji --> Presser
An --> Pousser
Cai --> Cueillir, saisir
Lie --> Fendre, Séparer
Zhou --> coup de coude
Kao --> Tamponner avec épaule, hanche, genoux ....

Le taijiquan est conçu pour du combat rapproché et repose sur une stratégie de « coller adhérer » à son adversaire. On adhère à son partenaire pour contrôler ses gestes et profiter d’opportunités, d’ouverture, pour le neutraliser aux moyens des principes (8 portes) et techniques vu dans l’enchainement. C’est par la pratique du tuishou (la poussée des mains) et du relâchement que l’on développe l’écoute et que l’on s’entraine à cette méthode.

L’entrainement.
Le travail en solo représente une grand part de la pratique au début. Elle permet de travailler le relâchement, la structure et la détente, et former le corps à une certaine souplesse. Ce travail se révèle être une merveilleuse pratique de santé. L'entraînement aux exercices de taijiquan est tout d'abord exécuté lentement pour justement percevoir la relâchement et la circulation du mouvement. Ensuite, le pratiquant pourra commencer à accélérer les gestes, et expérimentera la force explosive - d'abord réduits afin d'éviter d'abîmer ses articulations, puis de plus en plus complets. Ce travail se fait au travers de posture statique, d'un enchainement codifié pour aller vers un enchainement libre où on laisse s'exprimer la force dans la liberté et la spontanéité du du mouvement.

Le tuishou, les mains collantes, est un exercice qui se pratique à 2 en adhérent à son partenaire, et dont le but est d'apprendre à écouter le partenaire, à travailler son équilibre, utiliser les 8 portes, les esquives et les déviations des mouvements de l'adversaire sans utiliser la force musculaire.
Les exercices de poussées de mains permettent d'appliquer les principes du Taijiquan avec un partenaire et ceci de manière progressive, et permet d'exprimer la force avec n'importe quelle partie du corps de manière explosive ou en contrôlant simplement par déséquilibre.

Le Sanshou : est un combat codifié à 2, elle permet de travailler les déplacements la justesse du geste, de mettre en application l’aspect martial du taijiquan et d’approcher le combat libre.